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Un Outil Diplomatique Renove et Renforce pour une Meilleure Prise en Charge de nos Objectifs

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La prise en charge efficace des nouveaux objectifs de la diplomatie malienne nécessite un renforcement des capacités de l’outil diplomatique. Des efforts importants ont été accomplis, à cet égard, qui ont porté, notamment, sur la restructuration des services centraux, l’extension de la carte diplomatique et l’adoption d’un à plan de carriére.

Ces efforts ont commencé de montrer leurs limites puisque le ministére des Affaires étrangéres souffre de nombreux dysfonctionnements dus, notamment, à l’inadéquation de certaines structures, une insuffisante coordination entre les services et entre ceux-ci et les postes, léimprécision des objectifs assignés à ceux-ci et la non-évaluation des résultats obtenus par les postes.

Pour remédier à cette situation :

  • Poursuivre la rationalisation des structures et des procédures ;
  • Redonner au ministére des Affaires étrangéres son rôle éminent de coordination de léaction extérieure de l’Etat ;
  • Mieux organiser la représentation du Mali à l’étranger ;
  • Mobiliser davantage les agents du département ;
  • Renforcer les moyens budgétaires.
  • Poursuivre la rationalisation des structures et des procédures

    Cet objectif sera atteint par l’édiction des mesures ci-aprés:

    • Traduire en attributions normatives les orientations nouvelles de la diplomatie malienne en veillant, d’une part, à l’adéquation des missions et attributions conférées par le décret fixant les attributions des membres du gouvernement avec celles des textes relatifs aux structures du ministère ; à cet égard, une relecture des textes de création et déorganisation desdites structures est envisagée.
    • Redonner son véritable sens é la mission des ambassadeurs. Cette mesure appelle la mise en éuvre déun programme déaction définissant les objectifs poursuivis par chaque poste et les moyens quéils supposent. Ce programme sera approuvé par le département (lettre de mission), qui en suivra léexécution é partir d’un véritable processus de rendre compte.
    • Dynamiser le réseau diplomatique par l’amélioration de l’information destinée aux postes, la tenue régulière de la Conférence des Ambassadeurs, léorganisation de séminaires diplomatiques ouverts à des personnalités, administrations ou entreprises extérieures sur un théme à définir.
  • Redonner au ministère des Affaires étrangéres son rôle éminent de coordination
    de l’action extérieure de l’Etat.

    Une meilleure coordination de l’action internationale du Mali est un gage d’efficacité et de crédibilité.

    A cet égard, le rôle du ministère des Affaires étrangéres est primordial et nous agirons pour qu’il soit confirmé.

  • Mieux organiser la représentation du Mali à l’étranger.

    Le Mali compte aujourd’hui :

    • 32 ambassades se répartissant comme suit :
      • Afrique : 16 dont 07 en Afrique de l’ouest, (Abidjan, Conakry, Dakar, Accra, Abuja, Nouakchott et Ouagadougou), 05 en Afrique du nord (Alger, Rabat, Le Caire, Tunis et Tripoli), 02 en Afrique australe (Pretoria et Luanda), 01 en Afrique centrale (Libreville) et 01 en Afrique orientale (Addis Abeba) ;
      • Europe : 07 (Paris, Bruxelles, Rome, Berlin, Moscou, Genéve et Madrid)
      • Asie : 05 , (Pékin, Ryadh, Téhéran, Tokyo, New Delhi) ;
      • Amérique : 04 (Washington, New York, Ottawa et Cuba.)
    • 11 consulats généraux (Abidjan, Paris, Tamanrasset, Khartoum, Brazzaville, Malabo, Djeddah, Niamey Bouaké, Douala et Ganzou)

    Une cinquantaine de consuls honoraires.

    Ainsi, malgré les moyens limités, le Mali assure sa présence sur tous les continents.

    Toutefois, la répartition actuelle de nos missions diplomatiques et consulaires révèle qu’elle repose sur un certain déséquilibre, et ne semble pas correspondre aux réalités géostratégiques et économiques consécutives aux mutations intervenues dans léordre international et é léévolution qualitative de certains pays.

    A cet égard, le Mali est absent de l’Asie du sud-est, et de l’Amérique du sud ouest, pourtant, émergent des puissances économiques (Malaisie, Brésil) avec lesquelles notre pays peut tirer grand profit.

    De même, le Mali gagnerait à être représenté dans un des pays nordiques.

    En ayant à l’esprit ces considérations :

    • nous proposerons une mise à jour de la carte diplomatique ;
    • nous expérimenterons de formules nouvelles de représentation (postes déexpansion économique, Missions commerciales).
  • Mobiliser davantage les agents du département.

    L’efficacité de la diplomatie malienne sera grandement assurée avec un personnel compétent et motivé.

    A cet effet, nous agirons dans trois directions :

    • Professionnaliser davantage les agents en ;
      • instituant des stages pratiques dès l’entrée au Département ;
      • encourageant la formation permanente – droit et devoir de chaque agent – compte tenu des évolutions techniques et économiques ainsi que des changements d’affectation;
      • en favorisant le perfectionnement linguistique;
      • développant la formation à l’informatique;
      • entreprenant une réflexion approfondie sur les polyvalences dont le Département a besoin pour le moyen terme, c’est-à-dire les dix ans à venir;
      • connaissances de plusieurs zones géographiques, connaissances des dossiers techniques, connaissances linguistiques, expérience de gestion etc …
    • Rationaliser la gestion des carriéres

      Cet objectif vise à offrir de véritables perspectives de carriére aux agents du Département et améliorer l’efficacité des postes, à travers :

      • d’institutionnalisation déun systéme d’évaluation périodique des agents;
      • de renforcement de la rationalité et de la transparence des affectations en tenant compte des exigences d’une spécialité géographique (bilatéral) ou fonctionnelle (multilatéral ou communautaire);
      • l’encouragement de la diversité des recrutements afin de bénéficier d’un plus grand nombre d’agents d’origines diverses ainsi que la mobilité des carriéres pour permettre une plus grande adaptation des diplomates à d’autres administrations (publiques ou privées) ;
      • la prise en compte des contraintes particuliéres de la vie diplomatique qui pésent sur les conjoints, la vie familiale et l’éducation des enfants.
    • Rénover le statut particulier du cadre des fonctionnaires des Affaires étrangéres

      La loi né 84-54/AN-RM du 11 juillet 1984 portant « statut particulier des fonctionnaires du cadre des Affaires étrangéres » sera revue et corrigée en vue:

      • d’harmoniser ses dispositions avec la Constitution du 25 février 1992, le Statut général des fonctionnaires et la pratique internationale;
      • de permettre la prise en compte des besoins spécifiques du métier de diplomate.
  • Renforcer les moyens budgétaires.

    Le budget alloué au ministére des Affaires étrangéres a connu une progression continue au cours de la décennie écoulée.

    Cette tendance devait étre maintenue et amplifiée puisque les exigences d’une diplomatie active et performante s’accommodent mal de l’insuffisance de ressources allouées au Département.

 

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