Ministère des Affaires Etrangères, de la Cooperation Internationale et de l'Intégration Africaine

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HISTORIQUE, EVOLUTION ET ORIENTATIONS DE LA DIPLOMATIE MALIENNE

– LE MINISTÈRE EN CHARGE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES –

Après son indépendance en 1960, le Mali s’est doté d’une diplomatie orientée vers la politique de bon voisinage, des relations bilatérales avec les autres pays d’Afrique non frontaliers du Mali et la promotion de la paix dans le monde. Aussi, la diplomatie a joué un rôle moteur dans l’accélération du processus d’intégration économique de la sous-région, l’unité et le développement de l’Afrique. Elle a également contribué au développement économique et social du Mali et assuré une gestion plus efficace et mieux coordonnée des fonctionnaires internationaux maliens.

Département de souveraineté par excellence, le Ministère en charge des Affaires Etrangères, de sa création à nos jours, est resté fidèle à sa vocation, de préparer et de mettre en œuvre l’action diplomatique du Mali. La vitalité de notre diplomatie bilatérale et l’estime dont jouit le Mali sur la scène internationale sont effectivement attestés par la présence à ses côtés des grandes puissances mondiales et par la quasi-totalité des pays émergents. Le renforcement de l’influence du Mali sur la scène internationale sous le leadership du Président de la République, et suivant ses instructions éclairées, la diplomatie malienne s’est illustrée dans les fora internationaux par une grande capacité à la fois de propositions et d’actions. Cette présence de qualité a eu pour corollaire le renforcement de la crédibilité de notre pays en termes d’écoute et de confiance de ses partenaires dont le cercle ne cesse de s’élargir et ce, malgré la crise multiforme que notre pays a connu (entre 2012 et 2013).

En effet, l’architecture actuelle du Département qui est le fruit d’une longue évolution a enregistré des réformes institutionnelles dont la dernière remonte à la création de directions géographiques et une harmonisation structurelle plus conforme aux standards internationaux.

Mais qu’à cela ne tienne, nous devons redéfinir la diplomatie malienne dans un monde en pleine tourmente causée par l’immigration, le djihadisme et le terrorisme international. Pour cela, il convient donc d’analyser des mutations majeures afin de l’adapter à l’outil diplomatique actuel. Il nous faut construire la nouvelle diplomatie et croire que les fonctions de représentation, de protection (apanage des chancelleries étrangères), d’information, de prévention (rôle du journaliste et du diplomate) et de négociation politique sont un atout, même si souvent cette dernière fonction est menacée. Ces 3 éléments doivent être repensés dans un monde en changement. Chaque époque a connu ses défis, et la diplomatie s’est adaptée à ces nouveaux enjeux.

Ces enjeux aujourd’hui ont pour noms, l’immigration, le terrorisme global, mais également le changement climatique, les cyber-attaques, les réseaux sociaux, et ils ont tous une réponse diplomatique. La nouvelle diplomatie voudrait qu’on change de méthode de travail « Nous travaillons avec des instruments du passé ». Il importe à cet effet de penser à une diplomatie publique et politique au service de la communication et des relations publiques.

La diplomatie moderne est de plus en plus une diplomatie publique et économique. On entend par diplomatie publique le fait de parler d’une voix cohérente et influente à tous ceux qui ont de l’influence dans une société, et pas seulement au gouvernement. La crédibilité et l’influence d’un pays à l’étranger reposeront non seulement sur l’action gouvernementale, mais aussi et surtout sur certaines catégories de personnes dans la société (qui ont une influence plus ou moins avérée : Artistes, Enseignants, Etudiants, expatriés, chercheurs, spécialistes) et ayant un bon carnet d’adresse. Quant à la diplomatie économique, elle vise trois objectifs principaux, à savoir soutenir nos entreprises sur les marchés extérieurs, attirer vers notre pays des investissements étrangers créateurs d’emplois, mieux adapter le cadre de régulation européen et international à nos intérêts économiques défensifs et offensifs. Tout cela cultive des relations, un dialogue et une entente durables.

La diplomatie d’influence fait recourt le plus souvent au numérique dans toutes ses déclinaisons (applications, sites, réseaux sociaux…); le web social en est devenu un élément incontournable. Elle s’emploie aussi à mieux faire connaître du grand public l’action du ministère des Affaires étrangères. Elle résulte de l’action conjuguée des services centraux et rattachés ainsi que ses représentations diplomatiques et consulaires à travers le monde.

Il importe enfin de mettre en place une politique volontariste de communication sur les réseaux sociaux, notamment ouvrir un compte Twitter, Facebook et Messenger commun pour faciliter un échange d’informations entre les responsables du Ministère et les usagers d’une part et d’autre part avec nos Ambassades et Consulats à l’étranger ainsi qu’avec les Missions Diplomatiques et Consulaires et Organisations Internationales accréditées au Mali.

Sur le web, la diplomatie ne se conçoit plus seulement d’Etat à Etat, mais aussi entre l’Etat et la société civile. Les réseaux sociaux offrent à cette dernière la possibilité d’échanger directement avec le ministère.

                                                               Koulouba, le 09 décembre 2015

                                                                          BIP-MAE

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