Ministère des Affaires Etrangères, de la Cooperation Internationale et de l’Intégration Africaine

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Parcours du Ministre

Il étudie à l’École normale supérieure de Bamako, puis à l’Université de Paris I où il obtient un DEA en histoire de l’Afrique. C’est pendant ses études à Bamako que débutent ses activités politiques. Entre 1977 et 1980, il est Secrétaire Général de l’Association des Elèves et Etudiants de l’École Normale Supérieure (ADEENSUP) et de l’Union nationale des Élèves et Étudiants du Mali (UNEEM) qui s’oppose activement à travers des grèves et des manifestations au régime dictatorial du Général Moussa Traoré. Il sera emprisonné à plusieurs reprises sous le régime du Général Moussa Traoré, notamment au nord, à Bougheïssa, Ménaka et Talataye aux côtés de Cabral, qui lui succèdera à la tête de l’UNEEM.

Il s’exile en France et en Angleterre pendant 10 années consécutives à partir de 1981 : Ancien « prisonnier d’opinion » adopté par Amnesty International, militant des droits de l’Homme, il a travaillé, pendant plusieurs années au Secrétariat International d’Amnesty International à Londres où il enquêtait sur les violations des droits de l’homme dans les pays d’Afrique de l’Ouest francophone (notamment Bénin, Guinée-Conakry, Mauritanie, Niger, Sénégal).

Il a milité activement dans les milieux de l’immigration malienne et dans la diaspora africaine et antillaise. Membre actif du Comité de défense des libertés démocratiques au Mali (CDLDM), du Collectif Anti- Apartheid (CAA), du Comité international de défense des ouvriers africains (CIDOA), il a dirigé l’Association pour la promotion des cultures minoritaires en France (Promoculture) et la radio Diaspora 2000 (Tropic FM).

Militant du Mouvement démocratique, sensible au devenir des travailleurs migrants et de leurs familles, il était présent à leurs côtés, leur dispensant des cours d’alphabétisation dans les foyers, et soutenant leurs luttes notamment les grèves de loyers, les grèves contre les plans de licenciements (Renault, Peugeot) ou pour de meilleures conditions de travail (Remetal, etc.).

Tiébilé Dramé était le principal responsable à l’extérieur du groupe politique clandestin « Union de lutte Tiémoko Garan Kouyaté » (ULTGK) qui a été à l’origine de la création de l’Association Nelson Mandela et de l’ADIDE (association des jeunes diplômés sans emploi) en 1987, du CNID-Association et de l’AEEM (association des élèves et étudiants du Mali) en octobre 1990. Les responsables de ce groupe à l’intérieur étaient : Yoro Diakité, Amidou Diabaté, Drissa Diakité, Cheikh Oumar Sissoko, Sidi Camara et Oumar Mariko.

Militant au Congrès national d’initiative démocratique (CNID), il rentre au Mali en Mars 1991 après le renversement du régime de Moussa Traoré par Amadou Toumani Touré. Il devient ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de la 1re Transition entre 1991 et 1992.

À la fin de la Transition, il lança l’hebdomadaire « Le Républicain » qui deviendra très vite un des journaux de référence de la presse malienne. « Le Républicain » est, à ce jour, un des principaux quotidiens du pays.

     En Anglais

Dramé was born in Nioro du Sahel.[1] He studied at the Ecole Normale Supérieure of Bamako before obtaining his Advanced studies diploma (French: Diplôme d’études avancées, DEA, an advanced pre-doctoral degree) in African historyfrom the University of Paris (I). His political activity began during his studies.

From 1977 to 1980, he was one of leaders of the Malian National Students’ Union (Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali, UNEEM), which opposed Moussa Traoré’s regime in Mali. Dramé was imprisoned on several occasions for his opposition to the regime. He then went into exile in Europe, where he worked for Amnesty International from 1988 to 1991. He conducted surveys on the human rights situation in West Africa. A militant for the Malian National Congress for Democratic Initiative (Congrès national d’initiative démocratique, CNID), Dramé returned to Mali when Amadou Toumani Touré toppled Traoré’s regime in 1991. He was Minister of Foreign Affairs in the transitional government from 1991 to 1992.

In 1995, he was a consultant for the United Nations to prepare a human rights survey operation in Burundi. That same year, in disagreement with Mountaga Tall, founder of the CNID, he left the party with other militants to found the Party for National Renaissance (Parti pour la renaissance nationale, PARENA), of which he was elected Secretary-General. In 1996, he was appointed as Minister of Arid and Semi-Arid Zones in Ibrahim Boubacar Keïta’s government.

He was elected to the National Assembly as a Deputy from Nioro du Sahel in 1997. In November 1999, he became President of PARENA. In 2001, he was elected as President of the West African Economic and Monetary Union (UEMOA).

Since May 6th, 2019, Tiébilé Dramé serves as Minister of Foreign Affairs in the government of Mali, within the frame of the political agreement signed by the majority and the opposition.

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