Ministère des Affaires Etrangères, de la Cooperation Internationale et de l’Intégration Africaine

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Discours de SEM Kamissa CAMARA à la 35ème session de la Conférence Ministérielle de la Francophonie à Arevan en Arménie

Discours de SEM Kamissa CAMARA à la 35ème session de la Conférence Ministérielle de la Francophonie à Arevan en Arménie

Monsieur le Président de la 35ème Conférence ministérielle de la Francophonie,

Madame la Secrétaire générale,

Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégations,

Monsieur l’Administrateur général,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs

Permettez-moi, avant tout propos, de vous exprimer mes regrets pour mon absence à l’ouverture de la présente session hier, en raison des contraintes d’agenda.

Je ne pourrais passer sous silence les tristes évènements qui ont malheureusement endeuillé la famille francophone. Je voudrais faire allusion à la disparition de ces figures emblématiques, ces hommes de culture, diplomates et hommes d’Etat de l’espace francophone qu’étaient Messieurs Charles AZNAVOUR, Artiste émérite, Koffi ANAN, Ancien Secrétaire général des Nations Unies et Tran DAI QUANG, Président du Vietnam.

Aux gouvernements et aux peuples arméniens, français, ghanéens, et vietnamiens, je présente mes condoléances les plus attristées.

Je voudrais également exprimer ma solidarité et ma compassion au peuple haïtien, victime d’une série de tremblement de terre ayant causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureuse de me retrouver avec vous ce matin, dans la grande famille de la Francophonie, un mois à peine après ma prise de fonction, en qualité de Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali.

Je m’engage à travailler étroitement avec vous, Mes Chers collègues, en vue de l’atteinte des nobles objectifs de notre Organisation commune.

Je voudrais vous adresser, Monsieur le Président, mes chaleureuses félicitations pour l’accession de votre pays, la République d’Arménie, à la présidence de la 35ème session de la Conférence ministérielle de la Francophonie et vous assurer de la coopération totale de la délégation du Mali.

Qu’il me soit également permis de rendre un vibrant hommage à Madame Michaëlle JEAN, Secrétaire générale de notre Organisation commune pour son leadership, sa vision et son engagement en faveur des valeurs et principes de la Francophonie.

Je ne saurais poursuivre mon intervention sans exprimer ma profonde gratitude au peuple et au Gouvernement arméniens pour la chaleur de l’hospitalité et les soins particuliers dont ma délégation et moi avons fait l’objet depuis notre arrivée dans cette magnifique ville d’Erevan.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Le plaisir est mien de transmettre les salutations cordiales et la gratitude infinie du Gouvernement et du Peuple maliens à la Communauté internationale y compris l’OIF et ses Etats membres pour leur accompagnement et leur engagement constants en faveur de la paix et de la sécurité au Mali et la région du Sahel.

Depuis la tenue de la dernière session à Paris, cet accompagnement et les efforts conjugués des parties prenantes maliennes se sont traduits dans les faits par des progrès significatifs dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Sans qu’il ne soit nécessaire de passer en revue la longue liste de ces progrès importants, je me limiterai à rappeler un évènement plus récent à savoir l’étroite collaboration entre les parties signataires maliennes dans l’organisation réussie de l’élection présidentielle de juillet et août 2018 où les mouvements signataires, les Forces armées et de sécurité maliennes ainsi que les forces internationales ont relevé le défi de la sécurisation des opérations de votes dans les régions à fortes potentialités d’attaques asymétriques.

Convaincu qu’il n’y a pas d’alternative à la voie pacifique de règlement de la crise complexe au Mali, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, aussitôt réélu, a réitéré son ferme engagement à travailler sans relâche à la mise en œuvre diligente et inclusive de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

C’est pourquoi, la feuille de route qu’il a assignée au nouveau Gouvernement accorde une large place au vivre ensemble qui cadre opportunément avec le thème central des assises d’Erevan.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

La délégation du Mali se réjouit de la pertinence du thème du 17èmeSommet des Chef d’Etat et de Gouvernement ayant le français en partage intitulé : «Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité: Source de paix et de prospérité pour l’espace francophone» en ce qu’il nous renvoie aux objectifs de notre Organisation commune y compris l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations, le rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle, le renforcement de la solidarité, de la prévention des conflits et le soutien à l’Etat de droit, j’en passe.

Il nous renvoie également à la nécessité de prendre en compte dans la programmation quadriennale 2019-2022, les problématiques liées au genre, à l’égalité Femme-Homme, à l’autonomisation des Femmes et des jeunes et leur implication dans les processus de décisions les concernant dans leurs pays respectifs.

Dans le même ordre d’idées, ma délégation souhaite que figure en bonne place dans la nouvelle programmation quadriennale de l’OIF, la promotion et la dissémination du concept du « Libres ensemble » lancé en mars 2016, par les jeunes francophones et la Secrétaire générale de la Francophonie, visant, entre autres, à bâtir un monde uni dans la paix, la solidarité et la diversité ainsi qu’à lutter contre l’extrémisme violent.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Face à la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent dans de nombreux pays francophones y compris ceux du Sahel, il nous appartient de mutualiser nos efforts, nos moyens et nos intelligences pour enrayer ces fléaux qui, hélas, annihilent nos efforts de paix et de développement.

C’est ainsi que cinq pays du sahel, à savoir : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont décidé de mettre en place une force, dénommée « Force conjointe du G5 Sahel », dédiée à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Je saisis cette occasion, pour réitérer notre appel à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux, qui ont fait des annonces de contributions financières, en février 2018 lors de la Conférence de Bruxelles, à honorer leurs engagements en faveur de la Force conjointe du G5 Sahel afin de permettre son opérationnalisation effective et efficiente.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

La délégation du Mali félicite la Secrétaire générale pour son rapport exhaustif sur les activités politiques, diplomatiques et économiques dans l’espace francophone.

Le Mali adhère pleinement au projet de Déclaration d’Erevan qui met en avant le vivre ensemble, la solidarité et le partage, valeurs fondamentales de notre organisation.

De même, ma délégation marque son soutien au projet de résolution sur les situations de crises, de sortie de crises et de consolidation de la paix dans l’espace francophone.

Pour terminer, Je voudrais encourager l’Organisation internationale de la Francophonie, à poursuivre ses efforts dans le cadre de la consolidation de la paix, de la démocratie et de l’état de droit dans notre espace, conformément à la Déclaration de Bamako et de celle de Saint Boniface.

Je vous remercie pour votre aimable attention !

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