La rencontre pour le comité de pilotage stratégique et technique du projet d’appui au G5 sahel pour la sécurité du sahel  s’est tenue le 3,4 et Mai à Bamako. Il y a été annoncé que la création d’une nouvelle force conjointe regroupant cinq pays à que savoir le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, sera opérationnelle avant la fin 2017.

À la fin du sommet extraordinaire du G5 Sahel, les cinq chefs d’Etat ont donné une conférence de presse en présence du président en exercice de l’Union africaine et invité spécial du G5 Sahel, Alpha Condé de la Guinée.

Au cours de ce point de presse, le président en exercice a qualifié le Sommet de Bamako d’évènement important au regard de la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord du Mali. Il s’agira pour l’organisation commune, qui regroupe le Tchad, le Burkina, la Mauritanie, le Mali et le Niger, d’endiguer le fléau du terrorisme et du trafic humain et de drogue, pour parvenir à la stabilité régionale.

Le sommet s’est engagé à faire face aux menaces en mutualisant les efforts afin de parvenir aux objectifs de paix, sécurité et développement. Il a également pris acte de mesures immédiates pour sécuriser les frontières et mettre en place des projets structurants. Il a annoncé la création de la compagnie Air Sahel qui dispose déjà de ses premiers appareils.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta, désigné nouveau président en exercice de l’organisation, a remercié ses pairs du G5 Sahel pour leur solidarité et leur confiance avant de revenir sur le développement du processus d’Alger et de sa mise en œuvre de l’Accord handicapée par un certain nombre d’obstacles. Il a fait cas d’actes plus odieux  les uns que les autres dans l’ensemble de la région.

Par ailleurs, les partenaires du G5 Sahel se sont engagés à accompagner les ambitions de l’organisation au double plan de la sécurité et du développement. Il s’agit entre autres de l’accompagnement du Conseil de sécurité à travers une résolution autorisant la mise en place d’une force régionale. Selon le ministre des affaires Etrangères Abdoulaye Diop, l’Union Européenne (UE) et le G5 sahel ont fait un pacte, pour diverses raisons à savoir la sécurisation des personnes et de leurs biens, la lutte contre la drogue, le trafic d’armes et d’être humain. L’UE et le G5 sahel ont un même but, celui de renforcer la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière pour qu’enfin nos pays avancent. Il est prévu une rencontre entre le chef de la diplomatie européenne,  Féderica Mogherini, les ministres des affaires étrangères des pays membres du G5 sahel à Bamako le 6 juin prochain.